nos sorties Nantaises
portrait du gulf stream erik orsenna
Pourquoi, mais pourquoi donc écrire un Portrait du Gulf Stream lorsque l’on est romancier ?
vous demandez-vous sans doute, chers lecteurs. Qu’a-t-il encore derrière la tête ? Il n’est pourtant pas scientifique !
Mais je suis un promeneur. Un promeneur curieux et friand de ces questions triviales qui laissent embarrassés les parents mais aussi les savants : pourquoi la nuit est-elle noire ? Pourquoi l’eau mouille-t-elle ?… Et pourquoi les courants courent-ils ?
Il se trouve que, enfant, je passais toutes mes vacances sur l’île de Bréhat. Depuis, j’aime d’amour la mer et ses courants. J’aime ces fleuves cachés dans l’eau, j’aime me laisser happer et dériver : quelqu’un de fort, soudain, vous prend dans sa paume et il n’y a plus qu’à se laisser porter. J’aime les cartes marines striées de flèches noires de toutes tailles et directions. Elles tentent de saisir l’insaisissable, de dresser le portrait du groupe de modèles infiniment turbulents que sont les courants.
Alors je les collectionne, les courants, et je profite de chacune de mes navigations pour agrandir ma collection, dont la plus belle pièce est, bien évidemment, le Gulf Stream.
C’est l’inquiétude qui m’a décidé à faire le portrait de ce grand courant. Le Gulf Stream se porte-t-il bien ? Sa vie n’est-elle pas menacée par le réchauffement de la planète ?
Plutôt que de demeurer ignorant, j’ai voulu savoir. J’ai lu, enquêté, voyagé, navigué, partant à la rencontre des savants et des lieux.
Et c’est à ce voyage, chers lecteurs, que je vous convie.
Yōko Ogawa (小川洋子, Ogawa Yōko, née en 1962 à Okayama) est une écrivaine japonaise, auteur de nombreux romans - courts jusqu'en 1996 - ainsi que de nouvelles et d'essais.
Elle a remporté le prestigieux Prix Akutagawa pour La Grossesse en 1991, et également les Prix Tanizaki, Prix Izumi, Prix Yomiuri, et le Prix Kaien pour son début.
Son univers romanesque est caractérisé par une obsession du classement, de la volonté de garder la trace des souvenirs ou du passé (L'Annulaire, 1994 ; Le Musée du Silence, 2000), cette volonté conjuguée à l'analyse minutieuse de la narratrice (ou, moins fréquemment, du narrateur) de ses propres sentiments et motivations (qui viennent souvent de très loin) débouchant fréquemment sur des déviations et des perversions hors du commun, le tout écrit avec des mots simples qui accentuent la force du récit.
Elle est influencée par les écrivains japonais classiques comme Junichiro Tanizaki, mais également, grâce à son écrivain préféré Haruki Murakami, par des auteurs américains comme F. Scott Fitzgerald, Truman Capote et Raymond Carver. Pendant ses études en littérature anglaise/américaine à l'université de Tokyo, son professeur, Motoyuki Shibata (qui fait la première traduction d'Ogawa en anglais, et traducteur en japonais de Paul Auster) lui fait connaître Paul Auster, dont le roman Moon Palace est une grande influence sur Ogawa.
En langues européennes, ses romans ont été traduits en français, allemand, grec, espagnol, catalan, et récemment en anglais (aux États-Unis) et en italien. Le plus souvent traduit est son roman Hôtel Iris, qui est moins implicite que (et donc un peu différent de) ses autres œuvres et qui traîte de la relation sexuelle (de shibari, ou bondage japonais) entre une fille de 17 ans et un vieillard. Une adaptation cinématographique de sa nouvelle L'Annulaire est sortie en France en Juin 2005, un film de Diane Bertrand avec Olga Kurylenko et Marc Barbé. Au Japon, La formule préférée du professeur reçoit le Prix Yomiuri et y est également sorti en film (2005), en bande dessinée (2006) et en cd audio (2006)
Les chutes Auteur : Joyce Carol Oates
Lors de sa nuit de noces, l'époux d'Ariah Littrell se suicide en se jetant dans les chutes du Niagara. Alors qu'elle attend qu'on retrouve le corps de son mari, l'avocat, Dirk Burnaby est fasciné par cette femme étrange. Il la demande en mariage un mois après le suicide. Mais un scandale lié à la pollution de la zone des chutes causera leur perte. Prix Fémina du roman étranger 2005.
Avec Les Chutes, retour aux sources, en quelque sorte puisque l'intrigue se situe à Niagara Falls dans une région qui lui est chère puisqu'elle y est née et qu'elle a vu se métamorphoser ce lieu touristique (on y vient admirer et trembler devant les chutes) en délire industriel (on y trouve désormais la plus forte concentration d'usines chimiques du pays). Ce décor, furieux, bouillonnant, est le théâtre du drame en cinq actes et trente tableaux qu'échafaude Oates : histoire brève et violente d'une noce achevée dans les Chutes, puis complainte longue et fébrile d'un mariage brisé par une société qu'on ne trahit pas sans le payer de sa vie. Il y aurait beaucoup à dire sur les thèmes récurrents de l'auteur, sa vision d'une Amérique en chute libre, à la recherche de son propre rêve atomisée par une croyance folle dans le progrès, les pulsations de mort qui parcourent ses héros brûlés par une révolte interdite, l'affrontement entre des générations dont les fils reproduisent les crimes des pères. Il y a surtout beaucoup de stupéfaction dans la lecture des Chutes, dans cette façon de raconter, de jouer le jeu romanesque sans les pudeurs de ceux qui sont gênés par le simple fait de raconter. Une fois encore, donc, ne boudons par notre plaisir de lecteur et tant pis pour les suspicieux, ils ne savent pas ce qu'ils loupent...
Mal de Pierres Milena Agus
épopée d'une femme sicilienne racontée par sa petite fille, poete emal d'amour. Imagination , enfin un mari , une maniére de vivre du couple ..
Ainsi révent les femmes Kressman Taylor
La dame blanche C Bobin ,
je reste transporté par l'elegance , la legerté du mot. les petites metaphores sont de vrais bijous. E Dickinson parait un personnage complexe recluse sur les affects du monde en triant quelques pour les faire vivre jusqu'à ce que mort s'en suive. beaucoup d edecs autour d'elle.Le style de CB reste fluide , une pinte d'humour dans un ciel serein parce que habité.
L'exposition de Nathalie Leger
reflexion autour de ce que la femme montre ou ne montre pas , controle ,souffre à travaers l'image photographique.L'histoire dela castiglione , "plus belle femme du siecle" avec un destin , une dechéance à la hauteur.
Marina Tsvetaeva Vivre dans le feu
Claude Simon Le tramway
Georges Perec les Choses
le mont analogue René daumal
francois cheng l'eternite n'est pas de trop ,
,je suis admiratif de la narration qui amene à cette reflexion profonde , cette legereté
quelques regards cinematographiques
into the wild , probleme avec une intpretation qui me parait chargée de mysticisme et non pas de l'aventure "inutile"à la Kerouac ou rien n'est à prouver